21.09.2007
Le Web 2.0, évolution technologique ou évènement sociétal ?
Le Web 2.0, aujourd’hui reconnu comme un phénomène social, a vu le jour au tout début du second millénaire.
En 2005, Tim O’Reilly le définit dans son article What is Web 2.0 comme le substrat d’une intelligence collective prenant son assise sur des services et applications en ligne, en opposition à la juxtaposition de sites indépendants les uns des autres offertes par le Web originel.
En effet, si le Web peut être défini comme un système d'information multimédia utilisé sur l'Internet et basé sur la technologie de l'hypertexte, le Web 2.0 peut être considéré comme un concept de partage de connaissance offrant une place centrale à l’internaute.
Au-delà d’une évolution technologique, le Web 2.0 relève donc d’un concept d’universalisation de la connaissance enrichi d’une dimension collaborative.
Une évolution technologique
L’utilisation d’Ajax, du XHTML, des CSS 2.0 et autres RSS constitue un critère de catégorisation d’un site parmi les sites Web 2.0
On ne peut cependant pas parler de ‘révolution’ technologique, puisque le Web 2.0 repose sur des technologies datant parfois de plus d’un lustre (Ajax est en effet un acronyme relatif à l’utilisation de technologies existantes : Javascript et XML).
Qui plus est les applications les plus vulgarisées du Web 2.0, que sont les blogs et wikis, n’utilisent pas ou peu ces technologies.
Bien qu’on ne puisse parler de ‘révolution’ technologique on assiste néanmoins à une véritable évolution dans l’utilisation des technologies propres aux sites Web 2.0 : il s’agit de rendre les sites plus ergonomiques.
Des sites Web plus ergonomiques
Il est indéniable que le Web 2.0 améliore l’expérience-utilisateur.
Les applications du Web 2.0 offrent un champ de satisfaction qui peut être simplement démontré par la présentation succincte de ses principales fonctions :
Accès à un champ croissant de connaissances
Bases ouvertes et/ou communes
Syndication
RSS
Utilisation plus intuitive d’applicatifs en ligne
Services Web et plateformes collaboratives (de la suite bureautique à l’agenda partagé)
Utilisabilité accrue et meilleure adéquation de l’interface à son utilisateur
Personnalisation d’ihm modulables
Généralisationdu glisser-déposer
Navigation plus rapide
Absence de rechargement systématique de la page
Diminution du nombre d’étapes dans l’atteinte d’un objectif (moins de pages à parcourir pour acheter ou s’informer en ligne)
Je me dois cependant de souligner que pour autant le Web 2.0 se révèle parfois anti-ergonomique.
Il n’est pas l’ami de l’utilisateur qui ne peut accéder à la page dont il a copié l’url.
Il n’est pas l’ami du développeur qui se voit dans l’obligation de créer des boutons de navigation pour pallier le fait que le Web 2.0 rend ceux du navigateur inutilisables.
Une place centrale pour l’internaute
Le Web 2.0 se définit au-delà de l’évolution technologique.
Les sites, devenus collaboratifs, offrent un place de choix aux internautes qui deviennent rédacteurs et apportent chacun leur pierre au développement en participant à la globalisation de l’information (Wikipédia, WikiBooks, Wikinews …).
L’internaute ne bénéficie plus seulement de l’apport du Web ; il y contribue dans une mesure qu’on peut qualifier de ‘large’ au vu des chiffres : entre décembre 2004 et décembre 2006, le nombre de blogs dans le monde est passé de 5,4 à 63,1 millions dont (55 % seraient actifs) selon Technorati. La blogosphère a donc vu sa taille multipliée par plus de 11 en 2 ans.
Universalisation de la connaissance et dimension collaborative
Les concepts novateurs à l’origine de l’essor du Web 2.0 comptent parmi eux les blogs, wikis, tags et autres réseaux sociaux.
Le Web 2.0 permet de s’enrichir mais aussi d’offrir : contenu personnel du quotidien du blogueur agrémenté des commentaires de ses lecteurs, ou encore bases de données et d’articles partagés - voire communs - de rédacteurs de wikis ou d'utilisateurs
de Digg-like.
Le web 2.0 c'est aussi la possibilité de s’ouvrir aux autres. Pour preuve la forte croissance des réseaux sociaux tels que Viadeo, Facebook ou Linkdln, permettant de créer et enrichir un réseau de relation en peu de temps.
Attention à la poudre aux yeux
Si ses nombreux avantages sont indéniables, les détracteurs du Web 2.0 y opposent certains inconvénients et envisagent cette [r]évolution sous un tout autre angle : celui du buzz.
Partant du principe que le web 2.0 repose plus sur de nouvelles utilisations de technologies Web que sur l’utilisation de nouvelles technologies Web ; y ajoutant que le Web 2.0, souvent mis en avant pour ses velléités ergonomisantes, peut se révéler anti-ergonomique ; le Web 2.0 pourrait-il révéler une stratégie marketing sous-jacente visant à attirer l’internaute en quête d’innovation et par là-même à augmenter son audience ?
Si tel est le cas, le buzz en vaut sûrement la chandelle, non ?
Vous faire votre opinion
Quelques sites (certains sont issus des Web 2.0 Awards) pour en juger, ou simplement pour s’initier
Vidéo : Youtube
Guide des blogues : Technorati
Cartes : Google Maps
Diffusion de fils RSS : Feedburner
Photos : Flickr
Page d'accueil : Netvibes
Annuaire RSS : la Moooche
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous rendre à San Francisco en Octobre pour assister à la Conférence dédiée au Web 2.0
En 2005, Tim O’Reilly le définit dans son article What is Web 2.0 comme le substrat d’une intelligence collective prenant son assise sur des services et applications en ligne, en opposition à la juxtaposition de sites indépendants les uns des autres offertes par le Web originel.
En effet, si le Web peut être défini comme un système d'information multimédia utilisé sur l'Internet et basé sur la technologie de l'hypertexte, le Web 2.0 peut être considéré comme un concept de partage de connaissance offrant une place centrale à l’internaute.
Au-delà d’une évolution technologique, le Web 2.0 relève donc d’un concept d’universalisation de la connaissance enrichi d’une dimension collaborative.
Une évolution technologique
L’utilisation d’Ajax, du XHTML, des CSS 2.0 et autres RSS constitue un critère de catégorisation d’un site parmi les sites Web 2.0
On ne peut cependant pas parler de ‘révolution’ technologique, puisque le Web 2.0 repose sur des technologies datant parfois de plus d’un lustre (Ajax est en effet un acronyme relatif à l’utilisation de technologies existantes : Javascript et XML).
Qui plus est les applications les plus vulgarisées du Web 2.0, que sont les blogs et wikis, n’utilisent pas ou peu ces technologies.
Bien qu’on ne puisse parler de ‘révolution’ technologique on assiste néanmoins à une véritable évolution dans l’utilisation des technologies propres aux sites Web 2.0 : il s’agit de rendre les sites plus ergonomiques.
Des sites Web plus ergonomiques
Il est indéniable que le Web 2.0 améliore l’expérience-utilisateur.
Les applications du Web 2.0 offrent un champ de satisfaction qui peut être simplement démontré par la présentation succincte de ses principales fonctions :
Accès à un champ croissant de connaissances
Bases ouvertes et/ou communes
Syndication
RSS
Utilisation plus intuitive d’applicatifs en ligne
Services Web et plateformes collaboratives (de la suite bureautique à l’agenda partagé)
Utilisabilité accrue et meilleure adéquation de l’interface à son utilisateur
Personnalisation d’ihm modulables
Généralisationdu glisser-déposer
Navigation plus rapide
Absence de rechargement systématique de la page
Diminution du nombre d’étapes dans l’atteinte d’un objectif (moins de pages à parcourir pour acheter ou s’informer en ligne)
Je me dois cependant de souligner que pour autant le Web 2.0 se révèle parfois anti-ergonomique.
Il n’est pas l’ami de l’utilisateur qui ne peut accéder à la page dont il a copié l’url.
Il n’est pas l’ami du développeur qui se voit dans l’obligation de créer des boutons de navigation pour pallier le fait que le Web 2.0 rend ceux du navigateur inutilisables.
Une place centrale pour l’internaute
Le Web 2.0 se définit au-delà de l’évolution technologique.
Les sites, devenus collaboratifs, offrent un place de choix aux internautes qui deviennent rédacteurs et apportent chacun leur pierre au développement en participant à la globalisation de l’information (Wikipédia, WikiBooks, Wikinews …).
L’internaute ne bénéficie plus seulement de l’apport du Web ; il y contribue dans une mesure qu’on peut qualifier de ‘large’ au vu des chiffres : entre décembre 2004 et décembre 2006, le nombre de blogs dans le monde est passé de 5,4 à 63,1 millions dont (55 % seraient actifs) selon Technorati. La blogosphère a donc vu sa taille multipliée par plus de 11 en 2 ans.
Universalisation de la connaissance et dimension collaborative
Les concepts novateurs à l’origine de l’essor du Web 2.0 comptent parmi eux les blogs, wikis, tags et autres réseaux sociaux.
Le Web 2.0 permet de s’enrichir mais aussi d’offrir : contenu personnel du quotidien du blogueur agrémenté des commentaires de ses lecteurs, ou encore bases de données et d’articles partagés - voire communs - de rédacteurs de wikis ou d'utilisateurs
de Digg-like.
Le web 2.0 c'est aussi la possibilité de s’ouvrir aux autres. Pour preuve la forte croissance des réseaux sociaux tels que Viadeo, Facebook ou Linkdln, permettant de créer et enrichir un réseau de relation en peu de temps.
Attention à la poudre aux yeux
Si ses nombreux avantages sont indéniables, les détracteurs du Web 2.0 y opposent certains inconvénients et envisagent cette [r]évolution sous un tout autre angle : celui du buzz.
Partant du principe que le web 2.0 repose plus sur de nouvelles utilisations de technologies Web que sur l’utilisation de nouvelles technologies Web ; y ajoutant que le Web 2.0, souvent mis en avant pour ses velléités ergonomisantes, peut se révéler anti-ergonomique ; le Web 2.0 pourrait-il révéler une stratégie marketing sous-jacente visant à attirer l’internaute en quête d’innovation et par là-même à augmenter son audience ?
Si tel est le cas, le buzz en vaut sûrement la chandelle, non ?
Vous faire votre opinion
Quelques sites (certains sont issus des Web 2.0 Awards) pour en juger, ou simplement pour s’initier
Vidéo : Youtube
Guide des blogues : Technorati
Cartes : Google Maps
Diffusion de fils RSS : Feedburner
Photos : Flickr
Page d'accueil : Netvibes
Annuaire RSS : la Moooche
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous rendre à San Francisco en Octobre pour assister à la Conférence dédiée au Web 2.0
Voir aussi le site ergoetic.com
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