21.11.2007

Accessibilité ! Encore un gros mot ?

Il est sur toutes les lèvres, entre toutes les lignes, et pourtant il reste encore souvent la chasse gardée des initiés.
Tâchons de cerner ce que le terme recouvre.

Au-delà d’une problématique d’accès aux IHM, il s’agit également de navigation, mais aussi d’interaction avec le site Web, pour les personnes souffrant de déficiences visuelles, auditives, motrices, ou encore cognitives.
Cependant l’accessibilité ne s’intéresse pas uniquement à un public souffrant d’un handicap. Elle vise à proposer des solutions adaptées à chacun, quelque soit le contexte personnel et matériel de l’utilisateur.

Pour Tim Berners-Lee, Directeur du W3C (Consortium international dont le but est de promouvoir l'évolutivité du Web et de garantir son interopérabilité), l’accessibilité consiste à « mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales ».

Le W3C a donc mis sur pied le projet international Web Accessibility Initiative (WAI), accouchant de compilations de recommandations, les WACG, ayant pour objet de promouvoir des principes de conception des sites Web respectueux de normes garantissant leur accès à tous.

Parmi ces recommandations, il est primordial d’intégrer comme pré-requis des alternatives textuelles à chaque élément du site à concevoir - y compris des descriptions pour les vidéos - ainsi que des titres de liens explicites (exit les cliquez ici » et autres libellés non descriptifs).
Chaque élément, quel qu’il soit doit donc être assorti d’un texte alternatif.
Pour faire court, v
ous pouvez consulter les quelques conseils du W3C pour concevoir un site Web accessible.

En 2007, on considère que seulement 3% des sites européens sont accessibles, malgré la coexistence de plusieurs outils de tests et de mise en adéquation :
La création en juin dernier du label Euracert (cousin européen d’AccessiWeb de l’association BrailleNet) a relancé la question de l’accessibilité et constitue désormais un nouvel outil dédié à sa démocratisation.
Appliqué aux services Web publics, le RGAA (Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations) répertorie les points de contrôles et les tests correspondants, visant à rendre un site accessible. Plus complet et plus récent qu’AccessiWeb, le RGAA intègre une valeur didactique, au travers des conseils qu’il propose.
Par ailleurs IBM, Microsoft ou Macromedia sont fortement impliqués dans la vulgarisation de l’accessibilité, au travers de leurs désormais incontournables guides.

Je conclurai en soulignant qu’au-delà de ces recommandations l’accessibilité d’un site Web est issue de l’heureux mariage du design, du code HTML, de la gestion éditoriale, et … de l’utilisabilité.
Tous les chemins mènent à Rome !

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